Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l'Allemagne.
Le 8 mai 1945, enfin, après des années d'épreuves, d'horreurs et de combats, l'Europe était libérée de l'emprise totalitaire et génocidaire nazie.
Libérée par tous les alliés. Libérée avec le concours des armées de la France, la seule France, (celle) qui se bat et ne se rend pas.
ne l'oublions jamais: avant d'être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d'abord une défaite de l'esprit.
Marc Bloch (historien, combattant de 14, volontaire à nouveau en 39, fusillé en juin 1944) avait porté sur les responsables de la débâcle ce constat implacable:
ils avaient estimé très tôt naturel d'être battus
Ceux qui continuèrent de croire à la France n'étaient pas des surhommes.
Ce furent les cent trente-trois pêcheurs de l'île de Sein, les cinquante-deux premières engagées volontaires de Saint-Pierre et Miquelon. Ce fut Jacques
Lusseyran, lycéen non voyant de 16 ans qui rassembla autour de lui les Volontaires de la liberté, avant d'être déporté à Buchenwald.
Ce furent des femmes et des hommes de tous âge, de tous horizons, de toutes convictions, avec leurs peurs et leurs doutes, mais unis par une même exigence: ne pas subir, ne pas céder. Cette résolution était d'abord celle de résister au déni du droit et de la justice.
Dès le 3 septembre 1939, rappelle le général De Gaulle, nous avons tiré l'épée, seuls avec l'Angleterre, pour défendre le droit violé sous les espèces de la Pologne.
A Londres, sous les bombes du Blitz, à Brazaville, où l'Ordre de la libération est créé, se poursuit la lutte de ceux qui pressentaient que cet affrontement était une guerre contre l'humanité.
Alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine nationale, souvenons-nous de l'amiral Muselier, rallié dès 1940 à la France libre et qui lui donna son emblème: la croix de Lorraine.