Pierre Primel de Plourac'h: Résistant Déporté à Auschwitz

Pierre, Marie PRIMEL

plourach Par

Dans Mémoire des déportés 1939 - 1945

Le parcours de Pierre Marie Primel est celui d'un otage Politique et Résistant Français de la Seconde Guerre mondiale, arrêté pour ses convictions et ses engagements clandestins, puis victime de la barbarie nazie.

Origine et vie civile

Pierre Marie Primel naît le 21 mars 1901à Plourac'h, dans les Côtes d'Armor (Bretagne). Au fil de sa vie adulte, il s'installe en région parisienne et travaille à la Compagnie du Gaz de France (dont la mémoire honore toujours son nom sur une plaque commémorative dans le 9eme arrondissement de Paris). Il réside par la suite à Saint-Denis. Militant, syndicaliste et engagé à gauche, il fait partie de ces citoyens qui choisissent la voie de la clandesrinité face à l'occupant allemand. (Mémoire vive)

Arrestation et internement

En raison de ses activités de résistance et de ses opinions politiques, faisant partie de ceux ciblés par les autorités comme "otage communiste" ou syndicaliste actifs d'avant guerre, Pierre Primel est arrêté par les forces d'occupation le 26 juin 1941.
Il est transféré et interné au camp de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122), qui servait alors de principal camp de transit pour les déportés politiques en France.

Le convoi historique du 6 juillet 1942

Le destin de Pierre Primel bascule définitivementle 6 juillet 1942. A six heures du matin, il est conduit sous escorte militaire allemande à la gare de Compiègne. Avec 1175 autres homes, une immense majorité d'otages politiques (syndicalistes CGT, communistes, anciens élus) ainsi que cinquante otages juifs, il est entassé dans des wagons de marchandises.
Ce train est connu des historiens sous le nom de "Convoi des 45000" (en référence au numéro matricule qui sera tatoué sur les survivants à leur arrivée). C'est le seul convoi massif de déportés politiques français envoyé directement vers le complexe concentrationnaire d'Auschwitz.

Auschwitz et disparition

Après un voyage éprouvant, le train atteint Auschwitz (Pologne). Pierre Primel y subit l'enfer du système concentrationnaire nazi. Les conditions de vie extrêmes, le travail forcé, les exécutions et les épidémies déciment très rapidement les déportés de ce convoi.
Pierre Primel meurt au camp d'Auschwitz le 20 septembre 1942, à peine deux mois et demi après son arrivée, à l'âge de 41 ans.

Le travail de mémoire réalisé par sa fille Yvette Porato et sa petite-fille Marie-Christine Frare s'inscrit dans la volonté de documenter précisément ce convoi des 45000, dont l'histoire a longtemps été documentée par des associations comme la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP) ou l'association Mémoire Vive.


Sources


 

  • Mémoire Vivante: Fondation pour la mémoire de la déportation.
  • Mémoire Vive des convois des 45000 et 31000

    Photo: Yvette Porato et Marie-Christine Frare